Dimanche 14 décembre 2008
C'est visiblement un maronnier de la blogosphère, mais comme je débute dans le milieu, je m'y colle à mon tour. La règle du jeu, elle est simple : la personne désignée livre 7 choses personnelles
la concernant sur son blog, ainsi que le réglement (à peu près comme je fais là, en ce moment, mais avec classe). Elle doit ensuite désigner 7 autres blogueurs qui doivent à leur tour, etc - mais
comme moi, quitte à me répéter, je connais personne dans le milieu qui ne l'ait pas fait ... ben je vous laisse vous désigner entre vous, bande de petits ninjas.
1. Je chausse du
48. Pour un numéro 1, c'est pas une grosse révélation, je sais, mais j'estime que vous n'aviez vraiment pas besoin de le savoir, et que
donc ça colle totalement avec le sujet. Plus sérieusement, je chausse donc du 48, et vous n'imaginez pas à quel point j'en souffre. A Strasbourg, où j'ai vécu les deux bons tiers de ma vie, il
m'est arrivé de devoir faire 9 magasins de chaussures avant d'en trouver un qui vende ma pointure - en un modèle
uniquement. Bref, j'ai jamais vraiment eu le choix de mes chaussures, parce
que sortis des baskets et des chaussures de randonnée chez
Décathlon ou
Go Sport, on trouve pas grand chose d'un tant soit peu habillé dans ces pointures-là. Récemment, j'ai mis
la main (ou plutôt les pieds) dans des rangers pile poil à ma taille, et je compte bien les user jusqu'à sentir l'asphalte contre ma plante de pieds (et donc user les 3 ou 4 centimètres de
semelle).
2. J'ai acheté
le premier album de Will Smith. Je crois qu'il n'y a rien d'autre à en dire.
3. J'ai le
vertige. Enfin, pas un vertige simple et prévisible : un vertige aléatoire et particulièrement pénible. En haut de la Tour Eiffel, j'ai eu
aucun problème, mais une fois rentrée chez l'amie qui m'hébergeait alors j'ai eu une crise d'angoisse sur le balcon (du deuxieme étage). Et six mois plus tard, en faisant visiter la même Tour
Eiffel à quelqu'un d'autre, re-crise. Mais pas depuis le clocher de l'église Saint Kévin à Noudain-les-Noyaux. Mais re-panique sur le beffroi de mon patelin. Voilà pourquoi, si vous m'invitez, je
garderai entre vos fenêtres et moi une distance de sécurité d'un mètre, juste au cas où mon karma serait pas en conjonction avec Saturne ce jour-là.
4. En apprenant que
le père Noël n'existait pas, j'ai fondu en larmes. Pas parce que mes rêves de petits vieux débonnaires étaient tombés en ruines, ni
parce que j'avais peu de ne pas trouver ma figurine de Skeletor sous le sapin (celui avec une pile dans le dos, qui avait les yeux et la main gauche qui s'illuminaient lorsqu'on levait le bras
droit !) ... mais parce que mes parents, mes parents chéris, m'avaient menti toutes ces années. Trahison ! Je leur ai fait la gueule tout le mois de décembre, cette année-là ... enfin jusqu'au 23.
Déconnons pas, je le voulais
vraiment, mon Skeletor.
5. J'ai une phobie viscérale des
chiens. Une version héroïque de la chose serait de dire que je me suis fait
agresser par deux dobermans en m'interposant pendant qu'ils menaçaient une petite vieille grabataire, et que depuis ma troisième opération de reconstruction ... mais ce serait mentir. J'avais à peu
près 8 ans, j'ai caressé le teckel de mon meilleur ami mais pas dans le sens du poil, il a pas apprécié et il a mordu ma main. J'ai hurlé, j'ai agité la main susnommée, il a eu peur et il s'est
enfui. Aucun point de suture, un peu de désinfectant et hop. Et comme j'ai jamais eu de chien, je suis resté sur cet échec. Depuis, j'ai peur des clébards, du rotweiler au bichon maltais. Je sais,
c'est un peu ridicule. J'assume. Enfin, j'essaye.
6. Je n'ai
jamais fait partie d'une manifestation. J'ai des convictions comme à peu près tout le monde, je m'estime un bon citoyen dans la mesure
où je m'intéresse à la vie politique, où je vais toujours voter et où je ne juge pas telle ou telle faction avant d'avoir échangé des arguments avec ses défenseurs ... mais j'ai un blocage au
niveau du concept même de la manifestation. Mon opinion à moi, et comme je ne prétends pas avoir la science infuse je peux tout à fait me tromper, c'est que les manifs ont tendance à, au contraire,
convaincre les opposants à la cause défendue qu'ils sont dans le vrai : entre les récupérations politiques, les slogans à deux balles et les éléments extérieurs qui viennent uniquement pour se
défouler, j'ai de plus en plus l'impression que la manifestation devient une institution, un peu comme le beaujolais nouveau ou les reportages sur les derniers fabriquants périgourdins de santons
en crin de cheval dans les journaux télévisés de Jean-Pierre Pernaut. Ce qui m'a résolument convaincu, d'ailleurs, c'est quand un manifestant anti-CPE et pro-blocage des facultés a essayé de lever
la main sur moi pour m'empêcher de rejoindre l'université où je venais uniquement récupérer un formulaire administratif. Il avait des convictions ... j'avais des rangers en 48. Après nos jets
d'initiative respectifs, il a analysé la situation et a convenu qu'il tenait plus à ses caractères sexuels primaires qu'à l'abandon du Contrat Première Embauche.
7. J'avais jamais lu une seule ligne d'un
Harry Potter. Puis, j'ai vu une demie heure d'un des deux premiers films, en fond, pendant un repas entre
amis (le repas d'avant, on avait eu droit à la
Tour Montparnasse Infernale). Depuis, je n'ai pas lu une seule ligne d'un Harry Potter.